mercredi 23 avril 2008

Tranches de vie …tronches de con !

Vous parler de mes nuits mouvementées et entrecoupées de feux dentrifice… ? Pfff, non pas envie… la situation ne s’améliore pas. Ca tire tous les soirs, toutes les nuits. Que dire si ce n’est radoter… Que je mets un bandeau rouge, que je sors dans le jardin entouré de hauts murs et de barbelés, que je m’époumone en hurlant Adrieeeeennne (heu non c’est pas Rambo, ça…enfin... Rambo/Rocky, même combat, tu m’diras !) en courant partout et en me roulant parterre ?…Ben non ! Que je passe mes nuits à bouffer du Six Feet Under? ...Ca, oui ! Y’a rien à faire, les histoires de cadavres bêtement « mourus » embaumés ou pas par une famille californienne un peu morbide, ça m’éclate en ce moment…pchhhhhht… décompression !

La vie continue…et mes folles zaventures aussi !

Alors……… tadaaaaaam ! Tranche de vie, tronche de con….Action !

Avant qu’ça pète, j’ai eu l’occasion de m’évader un petit week-end dans les collines, à Ijenda. Accompagnée d’Antoine et Jean (formateur journalisme maintenant rentré à Paris) et surtout Vital et sa douce Mati… Grandes balades (ponctuées d’arrêts bière fréquents … sacré Vital… un enfant de la campagne qui a « réussi » comme ils disent, now directeur des programmes pour tout le Burundi de la FAO, et qui revient tous les week-ends dans sa campagne, c’est rare ! Tout qui on croise a bien une histoire heureuse à raconter à son sujet. Il me fait penser à mon grand-père, j’accroche akkreuvé ! Intelligent, « rentre-dedans », humble et surtout…bourré d’humour), grandes bouffes locales au coin du feu (fait frisquet là-haut en c’moment !)…Tout bon tout bon ! Le voilà le Burundi que je veux découvrir !

Dans les collines...
Le lac Tanganiyka
Champ de thé
Jeux


Côté boulot, chouette équipe ! Petite fête à la maison vendredi dernier pour le départ de Jean…Team building diraient certains, Amstel (oué ici quand t’arrives faut choisir ton camp : Amstel ou Primus…mon choix est fait !), brochettes, bananes frites et …. je vous laisse constater (heu, les films c’est pas encore mon truc…mais ça viendra promis….moins de houle sur le prochain…)....

Bon..... après 2h d'upload sans résultat, je déclare forfait....ça met des plombes et je paie les minutes....grrrrr....petit film quand j'aurai (peut-être un jour) une connexion convenable! Je voulais vous montrer que quand Didier (l'un d'entre eux) sort sa guitare, c'est 18 chanteurs/danseurs qui s'éclatent....!





Et enfin, probablement les plus enrichissantes des rencontres alimentées au quotidien, que j’ai pu faire jusqu’à aujourd’hui…la DreamTeam de la maison ! On se raconte plein de trucs, leurs vies, leurs difficultés, leurs impressions sur la situation, je les soutiens, ils me rassurent, surtout ces derniers jours…nos échanges sont hyper instructifs !

Gratien (cuistot en herbe!), Leonidas (apprenti cuistot..en herbe aussi), Marico (gardien...en herbe toujours et spécialisé dans la tonte du gazon à 2000 à l'heure) et MyChance (chauffeur, toujours en herbe et lui aussi à 2000 à l'heure...sauf que tenant plus à ma vie qu'à celle du gazon, on the road, je serre souvent, pour pas dire en permanence, les fesses!)



Voili voilou…

Kissou les p’tits loups

Merci pour vos nombreux messages. Ca fait du bien par où ça passe...mon coeur, ma tête et mes c... (heu oops, nan, mon grand corps n'est pas encore malade...)

Amahoro...

vendredi 18 avril 2008

Under the rainbow…

Mes tous, très chers que vous m’êtes !

Premier article, j’avoue, précipité par les événements…mais je préfère contrer les informations que vous pourriez entendre…avec tous ces km et la vision que j’ai de la presse depuis que je suis arrivée, les infos répercutées sont souvent allègrement tronquées.

Avant-hier soir, j’ai rencontré l’attaché à la Défense belge qui m’a dressé un tableau plutôt alarmiste de la situation ici : tu ne trouveras jamais de financement pour continuer le projet, ce n’est pas le moment, l’UN a déclaré que nous passions d’un niveau de sécurité de 2 à 3 à Buja et 4 dans certaines provinces (en sachant que 5 est l’évacuation), les autorités ne vous laisseront pas éditer un tel journal, etc… Actuellement, les forces du FNL sont aux portes de la ville, prêtes à attaquer …avec l’armée déployée de l’autre côté pour une éventuelle contre-offensive…Il me dit : cette nuit entre 2h et 3h, prépare-toi peut-être à devoir bouger ou te terrer dans ta salle-de-bain…

Je sors de chez lui complètement mitigée (c’est un militaire, c’est son rôle d’être alarmiste..), Antoine (le journaliste avec qui je bosse) a un avis totalement contraire de par ses sources… Je me couche donc, pas forcément inquiète mais en tout cas alerte. Rien ne se passe…

Hier soir, je décide de rencontrer Aurélie, une très chouette collègue de ma sœur, en mission ici pour RCN, pour une dizaine de jours.
Petit resto sympatoche quand soudain ça commence….des tirs de mortier, des balles traçantes, des tactactactacs suivis d’énormes boums, ça fuse de partout….des armes lourdes, comme on dit. Les consignes de sécurité veulent que tu ne te déplaces pas tant que ça ne s’est pas calmé. Hélène de RCN qui est ici depuis 3 ans à peu près, finit par nous rejoindre au resto accompagné d’un ami du BINUB (le Bureau Intégré des Nations Unies au Burundi). Son walkie nous permet de suivre la situation de près.
Impossible donc de rentrer à la maison pour moi (j’habite de l’autre côté de la ville), je propose à mon chauffeur de rentrer chez lui dare-dare s’il le souhaite, ce qu’il fait immédiatement et Hélène me propose de dormir chez elle avec Aurélie (leur maison est toute proche). Nous profitons d’une petite accalmie et de l’accord de tout le monde pour filer. Les check points sont nombreux, la ville semble morte, tout est vide, tout est éteint…

Ca finit par se calmer vers 1h du mat’, et je finis par m’endormir aux côtés d’Aurélie…La pauvre, elle venait juste d’arriver, n’avait, tout comme moi, jamais vécu ce genre de situation et voilà que quelques heures seulement après notre rencontre « détonante », on est dans l’même pieu ! Sacré coup de foudre diraient certains !

Ce matin, nous entendons encore quelques tirs lointains, je préfère bosser à la maison (qui semble plutôt bien située par rapports aux positions stratégiques occupées).

Je pense que ce qui m’a fait peur n’était pas tant ces attaques, mais la réaction des gens, aussi bien locaux qu’expat’. Certains riaient, d’autres étaient apathiques. J’avoue que pour ma part, à chaque impact, mon cœur se serrait en pensant qu’il devait bien y avoir des gens à cet endroit-là à ce moment-là… Apparemment ça faisait deux ans et demi que ce n’était pas arrivé mais j’imagine que les gens ici doivent, d’une certaine manière, être « blasés » …après 14 ans de guerre…

Voilà donc pour l’instant…

J’avoue que je ne sais pas trop quoi penser, je suis inquiète pour le projet, je voudrai tellement le mener à bien, il y a un tel besoin…mais nous ne prendrons pas de risques, discussion de ce matin avec Antoine.

Pas de quoi s’inquiéter pour moi, je suis extrêmement bien entourée grâce aux relations « « « importantes » » » que j’ai pu tisser depuis mon arrivée. Et en cas de gros problèmes, bon nombre de portes me sont ouvertes.

LUV, Bé

lundi 7 avril 2008

Here I am...finally!

Après une fête bien cool au Bota,
Après un mois d'attente des fonds pour partir (alalaaa sacré gouvernement belge...),

Me voici enfin arrivée à Buja, j'me pose, je compose, je dispose...
La suite au prochain épisode,

LoveLoveLove